Event

Africa Web Festival, Abidjan

  • 29-11-2017
  • TIC EN COTE D'IVOIRE

Abidjan, lundi 27 novembre 2017

Intervention de 
Monsieur Bruno Nabagné KONE, 
Ministre de la Communication, de 
L’Economie Numérique et de la Poste, 
Porte-Parole du Gouvernement

-Madame Mariam SY DIAWARA, Foundatrice de l’Africa Web Festival,
-
-Monsieur le Maire de la commune de Cocody,

-Mesdames et messieurs les Présidents et Directeurs Généraux,

-Monsieur le Président du Comité d’Organisation d’Africa Web Festival,

-Distingués participants à ce festival,
-Chère jeunesse ivoirienne du Numérique,

-Chers amis de la presse,

-Mesdames, Messieurs ;

C’est encore avec honneur et un réel plaisir que je prends la parole ce matin, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la 3ère édition de l’Africa Web Festival, dont le thème cette année est articulé autour de la thématique de la Créativité, de l’Innovation et de l’Entreprenariat.

Je voudrais commencer par saluer toute l’assistance ici présente, et particulièrement les participants venus de loin (d’Afrique, d’Amérique du Nord, du Canada, d’Europe) pour prendre part à cette rencontre. 
Akwaba à Abidjan et surtout nous vous souhaitons un excellent séjour, utile et agréable. 
Distingués invités, Mesdames et Messieurs, chers participants, 
Votre présence ici à Abidjan, démontre l’intérêt que vous portez aux questions touchant au Numérique et au développement de notre cher continent africain. 
La présente rencontre de hautes personnalités, d’experts d’ici et d’ailleurs, de jeunes créateurs de startups ou simplement de personnes intéressées par le numérique et la force du Web, a été rendu possible grâce à l’engagement personnel d’une grande dame que je voudrais à présent saluer pour sa détermination, son courage et son dynamisme.

Saluons ensemble Madame Mariam SY DIAWARA, Fondatrice de Africa Web Festival, à qui je voudrais renouveler ici, toute mon admiration et adresser mes sincères remerciements pour son action remarquable au service de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique qui gagnent. 
A la suite de cette grande dame, je voudrais dire un grand BRAVO aux organisateurs de l’Africa Web Festival pour leur professionnalisme, qui a permis de hisser en 4 éditions cet évènement au niveau des plus importants du secteur du numérique en Côte d’Ivoire, et peut-être même en Afrique. 
En effet, ces 4 éditions de l’Africa Web Festival ont été quatre (4) célébrations de l’excellence africaine dans le domaine du numérique, quatre rencontres de haut niveau entre gouvernants, opérateurs, utilisateurs, quatre (4) manifestions dont notre pays peut être fier.
Pour la présente édition, la Côte d’Ivoire se réjouit d’accueillir sur son sol des professionnels des métiers du numérique venus de partout à travers le monde pour partager avec nous leur expérience.

En effet, notre pays a de grandes ambitions en matière de développement puisqu’il aspire à faire partie des pays émergents dans le monde à partir de 2020. 
Cela exige une vision claire et pertinente, une gouvernance forte et exemplaire, la construction d’infrastructures adaptées aux besoins des populations, la formation et le renforcement des capacités humaines. 
Notre conviction est que cette forte ambition ne saurait être réalisée sans les TIC et le numérique, et que bien au contraire, ces technologies sont une réelle opportunité au service de nos pays en voie de développement, pour aller plus vite, pour sauter des étapes et améliorer rapidement les conditions de vie de nos populations.

Mesdames, Messieurs,
Le Numérique est une chance pour nos pays et pour nos populations ! Il offre à tout un chacun, la possibilité de s’exprimer, de s’informer, de créer, de produire de la richesse, de se réaliser.

En cela, le thème des présentes assises, autour de la Créativité, de l’Innovation et de l’Entreprenariat, est plus que pertinent. 
Le numérique permet des possibilités presqu’illimitées de création, dans tous les domaines. Tous les jours, dans le monde, de nouvelles applications, de nouveaux usages font leur apparition, qui transforment en profondeur la vie des terriens. 
L'on peut également voir que toutes les grandes créations contemporaines sont assistées par ordinateur, grâce à la puissance de calcul, à la rapidité, aux capacités extraordinaires de ces outils qui en réalité, prolongent les capacités limitées de l’homme. 
De même, l’innovation dans le monde est dopée par l’accélération de la marche de l’économie, le besoin partout, de réduire la pénibilité du travail, de proposer des solutions qui améliorent, dans un processus itératif, les conditions de vie des populations. 
La capacité à innover de notre monde n’a jamais été aussi forte (grâce au numérique) et tout indique que ce phénomène continuera de s’accélérer au cours des prochaines années et décennies. 
Dans le même temps, des pans entiers de l’économie traditionnelle sont condamnées à disparaitre, des métiers, de plus en plus nombreux, n’existeront plus bientôt, ce qui nous impose une réelle capacité d’adaptation. 
De même, de nouveaux métiers naissent chaque jour grâce au numérique ; eCommerce, Mobile money, infogérance, Cyber sécurité, l’analyse de données (ouverture il y a quelques jours en compagnie du Président du groupe Orange, de la première formation en data science à l’INPHB de Yamoussoukro), l’Internet des Objets….

Tous les secteurs d’activité ont besoin du numérique, tous les métiers s’appuient sur des technologies du numérique, tous nos emplois nécessitent ou nécessiteront, à un moment ou à un autre, un minimum de connaissance des outils numériques. 
Nos vies s’organisent déjà autour des accès à nos terminaux connectés (réseaux sociaux, télétravail, Internet des Objets (IoT), cf. exemples de blocages d’aéroports, de trains liées à un bug au niveau de la gestion électronique…). 
Le numérique est sans doute une partie de la réponse aux défis du monde de demain, et notre continent se doit d’y trouver sa place et d’en tirer les meilleurs bénéfices. 
Pour cela, notre continent a besoin, plus que les autres, d’entrepreneurs du numérique (3ème mot de notre thème). 
Les possibilités offertes ici à notre jeunesse sont immenses à condition que celle-ci ait le courage des pionniers du secteur des TIC, dont certains figurent aujourd’hui parmi les personnalités les plus influentes ou les plus riches du monde.

Oui, sans ambages, c’est ce que nous souhaitons pour notre jeunesse. Qu’il en sorte des millionnaires, des milliardaires dans les prochaines années grâce au numérique.

Chers jeunes, 
La condition pour cela, c'est de vous former aux métiers du numérique, d’être curieux, de travailler beaucoup, de ne pas craindre l’incertitude du lendemain, de croire en vous et de vous dire que vous avez les mêmes atouts que les jeunes d’ailleurs, y compris ceux des pays dits développés. 
Mesdames, Messieurs,
Vous l’aurez compris, le secteur du numérique est très porteur et notre pays, la Côte d’Ivoire, a fait le choix de créer ici les conditions les meilleures pour permettre son développement.

Notre Gouvernement accorde à l’Economie Numérique toute l’attention requise, en raison de son poids économique, mais surtout, pour sa capacité à accélérer notre développement, à améliorer les conditions de vie de nos concitoyens et à transformer positivement notre pays. 
C’est conscient de cela que nous œuvrons depuis 2011, à la création des bases d’une Economie Numérique porteuse de Valeur et de Savoir, qui offre un cadre favorable au développement des affaires, et qui soit un véritable levain pour la promotion de notre jeunesse.

Et nos efforts ne sont pas vains ! Les progrès accomplis par la Côte d’Ivoire ces dernières années, lui donnent aujourd’hui d’être citée en exemple à travers le monde. 
-Le dernier classement de l’Indice de Développement des TIC de l’Union Internationale des Télécoms positionne la Côte d’Ivoire au 9e rang des pays africains. 
-En matière de Cyber sécurité, notre pays figure dans le top 7 des pays à revenus intermédiaires.
-Selon le rapport 2017 de « Alliance for Affordable Internet » sur l’accessibilité de l’Internet dans le monde, la Côte d’Ivoire est le 8ème pays d’Afrique où Internet est le plus abordable. Etc.
Nous notons tout cela avec un grand intérêt car il s’agit d’instruments de mesure de notre action, de simples indicateurs d’un tableau de bord, qui permettent éventuellement de corriger notre évolution et de prendre les bonnes décisions. 
Mais nous savons qu’il reste encore beaucoup à faire, d’importants progrès à réaliser, que nous devons aller encore plus loin, jusqu’à ce que ces technologies soient rendues accessibles à toute la population ivoirienne. 
Nous y travaillons avec acharnement, et je vous en donne la certitude, rien ne nous détournera de cet objectif ultime. 
Mesdames, Messieurs, 
Pour conclure, je dirai que le continent africain se doit de répondre aux exigences de la mondialisation et de s'inscrire dans le champ de la compétition internationale.
Dans cet élan, le numérique est une chance que nos pays ne doivent pas se permettre de rater. 
Les technologies sont déjà omniprésentes dans notre quotidien, principalement pour communiquer, mais il nous revient, à nous tous acteurs de l’écosystème du numérique en Côte d’Ivoire, d’en faire des outils de production, des instruments de création de valeur. 
Merci encore à toute l’équipe de l’Africa Web Festival pour sa participation active et pertinente dans la réalisation de cette noble ambition.
Je vous souhaite des vœux de réussite pour cette 4ème édition et souhaite une très longue vie à l’Africa Web Festival. 
Je vous remercie !

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