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08-09-2009
INTERVIEW / SéRIE TELEVISEE ‘’MA FAMILLE’’ Akissi Delta: «Marie Louise Asseu et Clémentine Papouet me fatiguent… »

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Sacrée meilleure scénariste de l’année 2008 par le BURIDA, la comédienne Akissi Desta ne boude pas son plaisir. De son film, de la manière d’écrire son scénario, de la piraterie, elle n’en finit pas d’en parler. Pareil pour certains acteurs qui figurent dans sa production.

Vous avez été sacrée meilleure scénariste de l’année à la suite de la cérémonie les ‘’Haut de Gamme’’ organisée par le Bureau ivoirien du droit d’auteur. Quelle impression ? Comment vous avez accueilli ce sacre?
Je suis très contente. Parce que je ne m’attendais pas du tout à ce prix. Il y a des grands scénaristes dans ce pays. Et c’est à moi que cette récompense a été décernée. Je suis très contente.

On se l’imagine, les débuts n’ont sans doute pas été faciles. Comment vous avez appréhendé les choses au départ?
Ce qui n’a pas été facile pour moi au début, c’est de ne pas pouvoir m’exprimer correctement en français. Pourtant dans l’émission ‘’Comment ça va’’, Léonard Groguhet m’a tendu une perche. Mais j’avais un handicap : j’étais très timide. Ce qui fait que j’avais davantage du mal à m’exprimer.

Peut-on dire que vous avez pu surmonter tous ces handicaps au point de vous essayer dans des productions comme ‘’Ma Famille’’ ? Peut-on dire que vous avez réussi à vaincre votre timidité ?
Je disais à l’instant que je suis heureuse d’avoir remporté le prix de meilleur scénariste. Parce que faire des scénarii suppose qu’on s’exprime en français. C’est moi qui dicte ce qui se dit dans le film. Les acteurs, eux ne font que l’interpréter. Il m’arrive d’avoir peur souvent quand je suis sur certains rôles. Notamment au niveau des personnes comme Clémentine Papouet, Marie Louise Asseu. Les difficultés proviennent du fait qu’il me faut à tout prix me mettre dans leurs peaux. C’est-à-dire que quand j’écris, elles doivent se présenter sous leurs jours, telles qu’elles sont dans le film. Il me faut les mettre en scène dans leurs rôles, avec leur manière de s’exprimer et de faire, souvent violents et fougueux. J’avoue que ce n’est pas facile ! Ces deux personnes : Marie Louise Asseu et Clémentine me fatiguent énormément dans le scénario.

Vous le signifiez tout à l’heure, vous avez du mal à vous exprimer. Comment vous arrivez à mettre tout cela en scène ?
La mise en scène, c’est assez facile. Parce que j’ai affaire à des comédiennes et comédiens professionnels qui connaissent leur métier. Le problème, comme je le disais tantôt, c’est le scénario. Au fond, la difficulté, c’est d’arriver à faire coïncider les rôles et le texte écrit qui doit pouvoir montrer réellement les manières de s’exprimer, de se comporter etc. C’est-à-dire qu’il faut que le texte sur papier ressemble par exemple à Marie Louise Asseu, à Clémentine Papouet, à Bohiri, à ce petit bluffeur qui joue le rôle de mon fils dans le film. C’est un fils à Papa. Il faut que son français soit aussi clair que l’eau de roche. Il faut lui donner aussi les airs. Et c’est moi qui dois écrire tout cela. Ce sont donc mille et un efforts qu’il faut ainsi faire. Imaginez toutes ces gymnastiques intellectuelles!

Ecrire un scénario, cela relève-t-il du don ou faut-il l’apprendre ?
Je pense qu’il est question avant tout d’intelligence… Pour pouvoir écrire un scénario, c’est certes le français. Mais il faut être intelligent, avoir de la suite dans les idées. Quand je pense que c’est toute seule que je fais tous ces micmacs dans la série ‘’ Ma Famille’’, tout ce flot de dialogues, je ne peux que me réjouir. Mon plaisir est d’autant plus grand que cette production a convaincu tous les Africains.

‘’Ma famille’’, ce sont des faits de société en Afrique de façon générale et en Côte d’Ivoire particulièrement. Sur quoi vous vous basez pour servir cette production ? Ce qui se fait au quotidien ? Autres choses ?
… J’ai travaillé comme servante dans différentes maisons pendant cinq ans. En pratiquant ce métier, j’ai observé les patrons, monsieur et madame, les enfants, les discussions de la maison et dans le foyer Lorsqu’il y a palabre, la première personne à être au courant, c’est bien la servante. Parce que lorsque madame sort de la chambre, si elle est contente ou fâchée, tout de suite, vous le savez ! J’ai eu donc le temps d’observer tout cela. Et il ne faut pas oublier que moi aussi j’ai eu à tenir un foyer. C’est donc toute cette somme d’expériences que je partage avec les téléspectateurs.

C’est tout à votre honneur ! Aujourd’hui, c’est la consécration. Si vous deviez donner des conseils à tous ceux qui envisagent d’embrasser le métier de comédien, que pourriez-vous dire ?
Aujourd’hui, il n’y a pas de travail. Si je suis seule à parler, on n’entendra. Mais si on est deux ou trois, on nous entendra peut-être…Mais si nous sommes dix, je crois qu’on nous entendra mieux. Plus, il y aura des réalisateurs, scénaristes…, mieux ce sera pour nous. Mais, le tout n’est pas d’embrasser le métier. Non seulement, il faut être intelligent, mais en plus, il faut aller à l’école pour mieux l’apprendre. Cela permet d’être davantage aguerri et avoir les armes nécessaires pour bien se défendre dans son métier. Le plus important après, le scénario, c’est avant tout une chose inédite. C’est-à-dire du jamais vu. En réalité, le plus important dans un film, c’est l’aspect inédit. Il faut qu’on arrête de présenter du réchauffé, de l’à peu près aux gens. Ce qu’il faut savoir, c’est que le scénario est avant tout une œuvre de l’esprit. Il est déclaré au niveau des droits d’auteur, c’est-à-dire au BURIDA. Vous ne pouvez donc pas recopier un film déjà réalisé en ajoutant deux ou trois phrases pour dire que vous avez créé. On parle de la piraterie qui gagne du terrain. Mais avouons qu’entre nous on se pirate ! Les premiers pirates, c’est nous-mêmes. Aujourd’hui, dans les films, tantôt, c’est un homme qui court après les femmes, tantôt ce sont les servantes qui sont brimées... Mais, ce sont mes idées traduites à travers la série ‘’Ma Famille’’, un film qui a porté à l’écran les réalités des familles dans le foyer. Il n’en fallait pas plus pour que tout le monde s’y mette en faisant presque du copier-coller. Non, il faut que l’originalité soit de mise quand on veut créer un film. C’est pareil dans le domaine de la chanson. Une chanson quand elle est originale et bonne ne peut que plaire ! On a beaucoup à faire. Mais chacun doit rester dans son créneau en misant sur l’originalité. ‘’ Ma Famille ‘’ a été un coup d’essai qui s’est avéré un coup de maître. A la suite, quels autres projets vous ambitionnez de faire ?
J’ai beaucoup de films à faire. J’ai ‘’le secret d’Akissi’’ à tourner. C’était mon premier scénario. Il y a d’autres films comme ‘’ Dieu nous regarde’’, ‘’un message pour le président’’… M. Georges Aboké m’avait demandé de faire des capsules de cinq minutes. C’est fait. Intitulé ‘’Bon appétit’’, vous les verrez bientôt.

Propos recueillis sur radio C.I.
MARCEL APPENA





 


 
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