Journée nationale des Archives : Amadou Coulibaly salue le rôle des Archives
Vendredi 12 Juin 2026
Journée nationale des Archives : Amadou Coulibaly salue le rôle des Archives
À l’occasion de la première édition de la Journée nationale des Archives de la Communication, organisée le 11 juin 2026 à l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication (ISTC-Polytechnique), le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, a mis en exergue le rôle fondamental des archives dans la consolidation de la bonne gouvernance et la préservation de la mémoire collective.
Dans son allocution, le ministre a souligné que les archives constituent un maillon essentiel de la traçabilité des décisions publiques et un levier indispensable au renforcement de la transparence administrative. « Les archives constituent en effet un outil de bonne gouvernance, un instrument essentiel à la démocratie ainsi qu’un vecteur de mémoire et de culture », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur la nécessité d’intégrer les innovations technologiques à leur gestion, notamment à travers la numérisation, afin de garantir un accès durable aux documents et de prévenir toute perte du patrimoine documentaire.
Le thème « Archives pour la Justice : Droits, mémoire et avenirs », retenu par le Conseil international des archives, résonne comme un véritable « appel impérieux à l’action », a-t-il indiqué. C’est dans cette même dynamique que s’inscrit le thème local « Bâtir le patrimoine de demain : le rôle stratégique du Ministère de la Communication dans la constitution de la mémoire institutionnelle de l’État ».
Le ministre Amadou Coulibaly a rappelé que cette journée vise avant tout à valoriser et à faire connaître le riche fonds documentaire du ministère, encore largement méconnu du grand public et du monde de la recherche. Il a souligné que les archives héritées de l’ancien ministère de l’Information constituent aujourd’hui celles du ministère de la Communication, témoignant ainsi des profondes mutations institutionnelles et sociétales qu’a connues le pays au fil des décennies. « Ce fonds, constitué au fil des années, recèle des trésors documentaires d’une valeur inestimable pour l’histoire nationale », a-t-il affirmé, mettant en lumière l’importance des archives comme source de connaissance et de transmission de la mémoire collective.
Le ministre a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de sensibiliser les agents producteurs d’archives aux bonnes pratiques en matière de gestion et d’organisation documentaire. Il a invité chaque collaborateur du ministère et des structures sous tutelle à prendre pleinement conscience que chaque document produit aujourd’hui représente un fragment du patrimoine historique de demain. « L’archiviste n’est pas un simple gardien de documents oubliés dans des caves ou des locaux annexes. Il est un ingénieur de la mémoire, un garant de l’authenticité et de la fiabilité de l’information », a-t-il soutenu, appelant les jeunes générations à s’intéresser davantage à cette profession d’avenir.
Selon lui, le renforcement de la culture archivistique constitue un impératif pour toute administration moderne. « Une administration transparente, responsable et efficace est une administration qui maîtrise ses archives », a-t-il rappelé. Cette conviction a notamment conduit à une réforme institutionnelle majeure au sein du ministère de la Communication dont il préside aux destinées. Autrefois reléguée au rang de simple service, la gestion documentaire a été élevée au statut de Direction de la Documentation et des Archives. Cette évolution traduit la volonté de monsieur le ministre de placer l’information documentaire au cœur de la gouvernance administrative. « J’ai tenu à ériger ce service en Direction de la Documentation et des Archives et à lui confier une mission claire : assurer la collecte, l’organisation, la conservation et la valorisation du patrimoine documentaire du ministère, tout en garantissant un accès fiable et sécurisé à l’information administrative. Elle est également chargée de conduire la modernisation et la numérisation des systèmes documentaires afin de renforcer l’efficacité de la gestion de l’information et de préserver durablement la mémoire institutionnelle », a-t-il expliqué.
Se félicitant des résultats de cette transformation, il a estimé qu’elle permet de redonner à l’archive toute sa place au sein de l’administration. « Cette transition institutionnelle a donné à l’archive ses lettres de noblesse dans notre organigramme », a-t-il déclaré. C’est dans cette même perspective qu’a été envisagée la création d’une médiathèque moderne dont la pose de la première pierre a eu lieu hier, sur le site de l’ISTC Polytechnique. Présentée comme un projet structurant, cette future infrastructure se veut bien plus qu’un simple espace de conservation documentaire. « Cette médiathèque ne sera ni une bibliothèque améliorée ni un dépôt de documents inertes. Elle sera conçue comme un centre d’excellence, un carrefour d’innovation et d’échanges, ainsi qu’un pôle névralgique de la mémoire institutionnelle de l’État », a indiqué le ministre Amadou Coulibaly.
L’édifice reposera sur quatre piliers fondamentaux : la convergence des supports documentaires, l’accessibilité et l’inclusion, l’encouragement à la recherche ainsi que la promotion de la souveraineté numérique. À travers ce projet, le ministère entend bâtir un véritable patrimoine documentaire tourné vers l’avenir, au service de l’administration, de la recherche et des générations futures.
DIRCOM / MICOM-BM